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CAPSULE COTTON COTON délintage COTTON fiber classing  FILATURE Coton cotimes.org
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ELEMENTS TECHNIQUES SUR LES DOMAINES DE COMPETENCE DE COTIMES
  • L’égrenage du coton : une technologie qui doit être bien maîtrisée
Presse coton égrenage
L'égrenage doit être raisonné en fonction de l'espèce cultivée, des techniques culturales, de la climatologie et des marchés visés. Des pratiques rationnelles conjuguées à des équipements bien choisis permettent de concilier profits, cadences élevées et préservation de la qualité. Le coût de l'égrenage représente une part importante du prix de revient sortie usine. La maîtrise des charges exige un approvisionnement maximal en coton-graine, un bon niveau technologique d'équipements bien dimensionnés, une maintenance soignée et un personnel compétent et formé. Le rôle de l'égreneur dans l’élaboration de la qualité est considérable. Le process d'égrenage doit être adapté à la matière à traiter et aux marchés visés. Son utilisation doit être raisonnée selon les caractéristiques du lot de coton-graine et les conditions environnementales du moment. Ceci ne peut être obtenu sans une équipe formée et compétente, sachant tirer profit des innovations technologiques, assurant une parfaite maintenance d'un process modulable.
Il n'y a pas de bon égrenage ni de bonne qualité des produits, sans un stockage maîtrisé du coton-graine. L'humidité du coton-graine est le principal facteur du stockage.
Dans une unité d'égrenage, 60 % de l'énergie est utilisée pour le transport des matières et pour éviter la pollution. Le transport pneumatique est prédominant. Coûteux en énergie, il doit être d'une efficience maximale et bénéficier d’une maintenance parfaite.

La gestion optimale et l'amélioration de la compétitivité de l'outil industriel s'obtient à travers la formalisation et la modélisation de toutes les pratiques de management, de l’égrenage, de gestion des stocks, de la maintenance, de la qualité et de la traçabilité des produits, de gestion comptable et financière. C'est pour cela que COTIMES AFRIQUE a développé Gin Win Manager, le seul logiciel d’exploitation intégrée d’une usine ou d'un parc d'usines d’égrenage de coton.

Les systèmes de déchargement² Le système de déchargement est destiné à alimenter l'usine à flux de coton-graine constant et régulé, et d'assurer un pré nettoyage et une pré ouverture de la matière. Le pré nettoyage lors du déchargement permet de retirer les objets lourds apportés par la récolte, avant leur entrée dans la trémie de régulation. L'objectif du contrôle automatique de l'alimentation est de fournir au process d'égrenage un flux de coton-graine régulier et une matière dispersée, pour en permettre le fonctionnement optimal. Le dispositif de déchargement doit être adapté au conditionnement du coton-graine, avec un dimensionnement selon la matière et la capacité. Le respect des normes de vitesse de l'air est important, ainsi que l'étanchéité. Il doit être conçu pour minimiser les longueurs de gaine et les coudes. La régulation de l'alimentation est fondamentale pour les performances du process, tandis que le pré nettoyage protège le matériel en aval.

La gestion de l'humidité des cotons à l'égrenage
Le coton est une matière hygroscopique, qui échange en permanence de la vapeur d'eau avec l'air ambiant pour atteindre l'équilibre hygroscopique. L'humidité des cotons arrivant à l'égrenage dépend des conditions atmosphériques, du mode de récolte et du stockage. Elle doit être mesurée et contrôlée. La propriété hygroscopique du coton permet d'en faire varier l'humidité au cours du process. On peut sécher le coton-graine pour réduire et homogénéiser l'humidité de la fibre pour éviter les bourrages et faciliter ouverture et nettoyage du coton-graine. Un séchage trop poussé entraîne une chute de ténacité, une baisse de la longueur, un jaunissement de la fibre. On peut humidifier le coton-graine pour restaurer de l'humidité à la fibre, afin qu'elle supporte mieux les contraintes et agressions mécaniques de l'égreneuse et des nettoyeurs, et pour éviter la formation d'électricité statique causant des bourrages.
On peut humidifier la fibre avant son pressage, pour diminuer la force de pressage, économiser l'énergie et ménager la presse, pour augmenter le poids des balles et le rendement à l'égrenage.

Le nettoyage du coton-graine
Les objectifs du nettoyage du coton-graine sont de retirer avant l'entrée dans l'égreneuse, les matières étrangères incorporées lors de la récolte. Le but est d’améliorer la valeur commerciale de la fibre, d'ouvrir et homogénéiser la matière.
Le nettoyeur de coton-graine permet avant tout d'ouvrir le coton-graine. Le nettoyage ensuite se fait par agitation et friction.
L'extracteur de coton-graine retire les gros déchets. Il convient bien à la récolte mécanique. L’extracteur doit recevoir un coton-graine ouvert.
L'alimentateur d'égreneuse a pour fonctions d'alimenter uniformément et de façon régulée l'égreneuse, tout en assurant un nettoyage et une ouverture complémentaires du coton-graine.
Le nettoyage du coton-graine doit être adapté à la charge du coton-graine. La séquence de nettoyage varie notamment selon le type de récolte. L'importance du nettoyage pour les performances d'une usine, le coût et la qualité des produits imposent un une maintenance consciencieuse et des réglages conformes aux recommandations du constructeur.

L'égreneuse
L'égreneuse est le siège de la séparation de la fibre et de la graine. C'est l'organe central du process, qui conditionne la capacité. L'égreneuse a un très fort impact sur la qualité de la fibre et de la graine. L'égreneuse à scies comporte des systèmes de nettoyage du coton-graine et de la fibre. L’égreneuse à rouleau de capacité plus faible, ne comporte pas de dispositifs de nettoyage. Les égreneuses à haute capacité utilisées selon les recommandations du constructeur ne génèrent pas plus de casses de fibre ou de dommages à la graine. Au-delà de ces recommandations, l'effet porte sur la longueur, les neps et les blessures à la graine.
L’influence de l’égreneuse sur la cadence d’égrenage et sur la qualité, exige une maintenance scrupuleuse en termes de surveillance et remplacements des organes qui s’usent au contact de la matière, ainsi qu’en termes de réglages.

Le nettoyage de la fibre
La fibre en sortie d'égreneuse comporte des matières étrangères et présente un aspect plus ou moins irrégulier et méché. Le grade ayant une forte importance commerciale, la fibre doit être nettoyée et peignée. Le but du nettoyage de la fibre est donc d'améliorer sa valeur marchande en améliorant son grade.
Le nettoyeur centrifuge intervient immédiatement après l'égreneuse. Ce type de nettoyeur élimine les déchets grossiers, n'abîme pas la fibre, mais ne nettoie que faiblement et ne corrige pas l'aspect, car il n'ouvre pas la masse de fibre.
Le nettoyeur à scie individualise les fibres Les matières étrangères sont éliminées par ouverture, centrifugation, fouettement, gravité et courant d'air. Le nettoyage est poussé et la fibre est homogénéisée grâce au peignage effectué. La fibre subit cependant des dommages (longueur, fibres courtes, neps). Une perfection dans les réglages, ainsi qu’une bonne maîtrise des paramètres de fonctionnement comme les vitesses et rapport de peignage sont fondamentales pour assurer une efficacité maximale avec des pertes de fibres minimales. Les constructeurs ont récemment mis sur le marché des dispositifs permettant d’optimiser la rentabilité du nettoyage de la fibre.

Le conditionnement de la fibre
Les objectifs du conditionnement de la fibre sont de densifier la fibre pour son stockage et son transport, et de la protéger. La presse reçoit du condenseur et de l’alimen,teur une nappe de fibre humidifiée. Après une pré-compression, la presse hydraulique assure le pressage de la fibre en balle. Le cerclage des balles se fait au moyen de liens d'acier, qui peuvent être mis en place manuellement, avec une aide mécanique ou avec un dispositif automatique (jusqu'à 60 balles/h).

Maintenance et formation des personnels d’égrenage
Les bonnes performances d'une unité d'égrenage industrielle reposent sur l'équipement bien sûr, mais aussi sur la compétence des personnels, la régularité de la maintenance, le respect des réglages et des cadences recommandées par le constructeur. Le non-respect de ces principes entraîne une chute de la cadence de production et de la qualité des produits, avec une augmentation des coûts et des dommages aux équipements.
Un programme de maintenance bien conçu ne se limite pas à l'entretien des équipements. Il a également un effet sur la sécurité, la rentabilité, la qualité, les coûts d'énergie et de réparation.
Le management doit prendre en main le programme de maintenance et impliquer et responsabiliser les employés. La méthode et le support documentaire permettent une maintenance rigoureuse. Les actions préventives, les incidents et dépannages doivent être systématiquement enregistrés Des listes de directives doivent être constituées pour les différents postes, pour les différents travaux à effectuer (entretien courant ou révision), et pour les procédures de sécurité.
La révision saisonnière a pour objectif de réaliser les réparations de façon organisée et minutieuse pour éviter les incidents en saison. La maintenance préventive a pour objectif de réduire les coûts de réparation et d'augmenter le rythme de production par une maintenance régulière et programmée, avant que les problèmes graves ne se posent. Les pièces contrefaites peuvent augmenter les coûts de fonctionnement et nuire à la qualité.

Formation des personnels
Un personnel compétent peut acquérir, assimiler et utiliser l'information. Un personnel formé et informé peut prendre les bonnes décisions. Pour que les performances industrielles soient les meilleures, les personnels doivent bénéficier d'une formation régulière en particulier pour ce qui est de la conduite des équipements, la maintenance, les réglages et la sécurité.
La formation peut être assurée sur site par des techniciens qualifiés. Le bénéfice est immédiat et le coût réduit. La formation peut être dispensée hors site dans des séminaires spécialisés, lors de stages consacrés aux équipements et technologies récentes, dans des écoles d'égrenage.
  • Le délintage de la graine de coton vers le haut
Le délintage mécanique est utilisé pour retirer mécaniquement le duvet qui recouvre la graine, et qui peut être gênant pour certaines utilisations telles que la trituration ou l’utilisation dans les aliments pour l’alimentation es animaux.
La graine après avoir été nettoyée (extraction des matières étrangères) est traitée par des scies circulaires avec lesquelles elles restent en contact prolongé pour un détachement progressif des fibres. Il s’agit d’un traitement mécanique violent qui blesse une partie des graines, ce qui en fait une technologie inexploitable pour la préparation des graines destinées à la semence. En sortie des délinteuses, la graine est dirigée vers les étapes suivantes du process de préparation (décortiqueurs, batteurs, etc.), alors que le linter est mis en balles directement, ou après avoir été nettoyé.

Le délintage chimique à l’acide sulfurique, réservé aux graines de semences, procède par hydrolyse du linter. Une fois débarrassées de leur linter, les graines sont triées pour ne garder que celles possédant les meilleures performances germinatives, puis traitées avec des produits phytosanitaires et mises en sac.

Le procédé à l’acide sulfurique dilué
Le procédé a été mis au point au début des années 70 aux USA par Cotton Incorporated pour répondre aux impératifs de coût, de protection de l'environnement et de préservations des qualités intrinsèques de la graine destinée à la semence.

Les graines brutes sont mises en contact avec une solution d'acide sulfurique. Les graines mouillées sont introduites dans un séchoir/agitateur où un courant d'air chaud évapore l'eau et concentre l'acide qui hydrolyse le linter. Les graines délintées sont ensuite nettoyés puis subissent un tri par table gravimétrique. Les bonnes graines sont acheminées vers le systèmes de traitement où produits phytosanitaires, neutralisant et colorant sont appliqués en enrobage.
L’ingénierie et la conduite d’une installation de délintage chimique doivent prendre en compte la nocivité des matières utilisées, pour les hommes et pour l’environnement. Un système de dépoussiérage très performant et une captation des effluents chargés d’acide et de produits phytosanitaires sont absolument indispensables. Assez coûteux en énergie et infrastructures, ils sont trop souvent négligés .
  • Le délintage chimique favorise le développement des filières cotonnières vers le haut
Gain de rendement en coton-graine à l'hectare
Une meilleure qualité germinative permettant d'assurer une densité optimale au champ Les graines font l'objet de tests de germination avant et après délintage. Quand le délintage n'est pas pratiqué, il est très rare que les semences fassent l'objet de tests de germination.
Le délintage permet de trier les graines par leur densité, qui est un excellent prédicteur du pouvoir germinatif et de la vigueur germinative. Un tel tri est impossible sur des graines brutes (vêtues).

Une imbibition plus rapide de la graine
Le délintage permet d'accélérer l'absorption par une légère corrosion de la coque et par la suppression du linter, hydrophobe. L'émergence est avancée, ce qui permet de gagner en rendement, en particulier pour les semis dits tardifs.
Un meilleur état sanitaire
Le contexte sanitaire de la culture est fortement amélioré par l’élimination de l’inoculum fongique ou bactérien et des graines d'adventices Les semences délintées se prêtent au traitement par enrobage, avec des quantités de produit très réduites. Des spécialités plus efficaces, dotées d'une action systémique difficilement utilisables sur graines brutes peuvent alors être appliquées.
La mécanisation du semis
La fluidité des graines délintées autorise le semis mécanique, source d'économie de temps et d'augmentation des surfaces.
Un moindre stress au démariage
Avec un semis en délinté, le démariage qui n'est pratiqué qu'en semis manuel (2 à 3 graines par poquet), est beaucoup moins pénalisant qu’en semis manuel avec graines brutes qui se pratique parfois avec plus de 10 graines au poquet.
En conditions hydriques favorables au moment de la germination, le gain en rendement apporté par l'utilisation de semences délintées chimiquement et traitées est estimé à 10 à 15 % en moyenne. Ceci ne doit pas cacher une variabilité importante du fait de l'hétérogénéité des facteurs pédo-agro-climatiques dans les zones cotonnières.

Gain de qualité
Tout ce qui permet une bonne mise en place de la culture et le maintien de celle-ci dans un bon état sanitaire est bénéfique à la qualité de la fibre et de la graine. L'ensemble des effets liés à l'utilisation de semences délintées, et énumérés ci-dessus, représentent une source importante d'amélioration de la qualité.

Génération d'économies
Le délintage permet de réduire le tonnage de semences utilisés à l’hectare. Les graines ainsi économisées (jusqu’à 25 kg de gaines par hectare semé en Afrique) sont valorisées pour la trituration ou l'alimentation du bétail et constituent un revenu supplémentaire pour l'industriel. La diminution très importante (jusqu'à 75 %) du tonnage de semences à transporter, à manipuler et stocker est très intéressante. Le gain en produits de traitement de semences est considérable par les effets cumulés de la baisse du tonnage à traiter et d'une moins grande consommation de produit au kg de semence délintée.

Effets indirects du délintage chimique (le cas de l’Afrique francophone)
Motivation des planteurs
Le recours aux semences délintées a un effet positif sur la motivation des planteurs, notamment par l'amélioration du revenu à l'hectare, la diminution de la pénibilité des travaux. Cette motivation peut induire une augmentation du nombre de planteurs et de leur surface en culture respective, avec un accroissement de la production globale de coton-graine.
Organisation du plan semencier
Le recours à la technologie du délintage est une excellente occasion pour rationaliser les schémas semenciers, pour assurer un approvisionnement avec des graines de qualité sur des distances les plus courtes possibles. Ceci implique un regroupement de zones choisies, favorisant l'isolement et le suivi des parcelles par les responsables semenciers.
Maintien de la pureté variétale
Les graines de semences étant les seules à bénéficier d'un délintage, elles sont directement et immédiatement identifiables. Ceci élimine tout risque de confusion ou de mélange entre graines destinées au semis et graines destinées à la trituration.
L'accompagnement des planteurs
Le semis de graines délintées ne peut être pratiqué à sec. La diffusion de graines délintée doit donc faire l'objet d'actions de vulgarisation et de formation des planteurs, comme toute nouvelle pratique culturale. Il s'agit cependant de modifier de façon très légère les habitudes du semis, ce qui ne demande pas de niveau de technicité élevé, et peut donc être obtenu rapidement.

Effets économiques de l’utilisation de semences délintées
Le coût du délintage représente quelques centaines de FCFA par kilogramme de graines.
Pour le planteur, l'augmentation de sa production génère une recette additionnelle. L'impact est positif sur l'économie des populations rurales.
Pour l’égreneur, le délintage apporte un revenu supplémentaire par augmentation des tonnages et de la qualité des produits. Les charges additionnelles pour l'égreneur, liées à la production ou à l'achat de la semence délintée sont largement compensées. Pour l’Etat, l’avantage se mesure en satisfaction des attentes des planteurs, en progression de la situation de l'économie rurale et des recettes fiscales.
  • La qualité des produits du cotonnier vers le haut
La filature est le principal débouché de la fibre de coton produite dans le monde (plus de 90 %). Les filateurs ont pour objectifs l'amélioration de la qualité des produits et la diminution des coûts de production. La qualité des produits dépend fortement de la qualité de la fibre. Le coût de la fibre représente selon les cas 40 à 60 % du coût de revient d'un filé. Ces contraintes ajoutées à l'évolution technique des procédés de filature et de tissage amènent les filateurs à beaucoup de rigueur dans le choix de la matière première, afin d'obtenir les propriétés de fibre nécessaires à la qualité du produit et à une bonne marche en filature, au meilleur prix possible. Bien que produit secondaire, la graine doit également répondre à des impératifs de qualité pour pouvoir être valorisée commercialement L’expérience de Cotimes qui s’étend de la plante au fil lui permet d’aborder l’aspect qualité des produits dans son ensemble.

Les stratégies de la qualité et les chartes
La qualité est un facteur essentiel de rentabilité des filières cotonnières. Son importance ne cesse de s’accroître du fait des exigences grandissantes des utilisateurs, de la compétitivité sur les marchés et du fait de la description de plus en plus précise et complète des produits (classement automatisé HVI de la fibre). Pour les producteurs, élaborer une stratégie de la qualité devient indispensable.
La notion de qualité se base en premier lieu sur les caractéristiques intrinsèques de la matière, mais aussi sur l’homogénéité des lots et le respect des contrats commerciaux. La qualité dépend donc d’un grand nombre de facteurs, depuis le choix du matériel génétique (la variété) jusqu’à l’arrivée chez le client. Ces facteurs sont agronomiques, pédologiques, climatiques, industriels, logistiques. L’amélioration de la qualité pour une valorisation maximale des productions ne peut se concevoir qu’à travers une démarche d’ensemble, intégrant toutes les phases et impliquant l’ensemble des acteurs. Le principe de la charte qualité consiste à responsabiliser les acteurs et à matérialiser leurs engagements dans un contrat qui définit le rôle et les actions de chacun en faveur de la qualité.

L’impact des pratiques industrielles sur la qualité des produits
La fibre possède son potentiel qualité maximal à l'ouverture des capsules. Elle subit différentes dégradations avant la récolte et lors de celle-ci. L'égrenage permet d'améliorer certaines caractéristiques, tout en en affectant d'autres de façon négative. Ainsi par exemple, le nettoyage coton-graine et fibre permet d'éliminer des matières étrangères, tandis que certains traitements thermiques ou mécaniques vont endommager la fibre. L'égrenage a globalement un effet potentiel très important sur la qualité de la production. Les caractéristiques de fibre influencées par l’égrenage sont la longueur et l’uniformité de longueur, la ténacité, le grade, la nepposité et la contamination. La généralisation du classement automatisé de la fibre (HVI) entraîne une plus grande visibilité de l'effet de l'égrenage sur les paramètres de qualité, et impose la nécessité de gérer et de raisonner l'égrenage avec une forte prise en compte de la qualité. Les égreneurs ont donc un rôle très important à jouer en faveur de la qualité des productions cotonnières.

Les paramètres de qualité affectés par l'égrenage
L'égrenage, par les fortes contraintes mécaniques imposées à la fibre, entraîne des casses, diminuant la longueur commerciale et l'uniformité, et augmentant le taux de fibres courtes.
L'égrenage peut affecter la ténacité par modification de la structure moléculaire de la cellulose (séchage et chauffage excessifs) Le process d'égrenage élimine une partie des contaminants végétaux et minéraux, mais peut générer des contaminants organiques (huiles, graisse). La composition du process (en particulier le nettoyage du coton-graine et de la fibre) doit être adaptée aux types de contaminants rencontrés dans la zone de production. Dans le cas des cotons récoltés à la main, c'est l'égrenage qui crée la préparation. Elle peut apparaître à différents niveaux du process, par traitement trop poussé (cadence d'égrenage, machines en mauvais état) ou inadapté (matière trop humide) Les neps coque (seed-coat-fragments) sont générés dans l'égreneuse, en particulier dans des conditions d'humidité faible de la graine. Une forte proportion de la nepposité est retirée lors du cardage. Les neps affectent la marche en filature et l'aspect du produit fini.

La gestion de l'égrenage pour la maîtrise de la qualité des produits
Le process d'égrenage doit être adapté aux conditions locales de production qui déterminent les caractéristiques de la matière à traiter (coton-graine et fibre), et aux débouchés recherchés pour la fibre produite. Ainsi le climat, les pratiques culturales, l'espèce et la variété cultivée sont des éléments majeurs de décision pour la conception du process d'égrenage. Le coton-graine récolté à la main en Afrique par exemple, mérite un process spécifique, caractérisé par un équipement de nettoyage allégé, mais intégrant un dispositif d'humidification du coton-graine et de la fibre.
L'utilisation de l'équipement disponible doit être raisonnée en fonction des caractéristiques du lot de coton-graine à égrener (humidité, charge) et en fonction des conditions environnementales du moment. Pour cela l'égreneur doit être formé et expérimenté, et disposer d'équipements adaptés.
Afin de tirer le meilleur de la matière première, l'égreneur doit disposer des équipements intégrant les avancées technologiques récentes, et leur assurer une maintenance parfaite et régulière.

L’évolution technologique du classement
Lors des journées de l’ACA qui viennent de se tenir à Dakar, l’aspect qualité a été très largement évoqué comme un élément majeur de la compétitivité des cotons africains. Les marchés se caractérisent par une forte concurrence entre les deux premiers exportateurs mondiaux (les USA et l’Afrique) et entre le coton et les fibres synthétiques dont la part ne cesse d’augmenter.
La notion de qualité se base en premier lieu sur les caractéristiques intrinsèques de la matière, mais aussi sur l’homogénéité des lots et le respect des contrats.
Les marchés deviennent de plus en plus techniques.
La totalité des cotons américains bénéficient d’un classement de type HVI prenant en compte de nombreux critères très importants pour le filateur, et les caractéristiques des fibres synthétiques sont très homogènes et bien définies. Les négociants, de ce fait, sont généralement équipés de chaînes HVI.
Même si un classement HVI balle à balle des cotons d’Afrique est peu réaliste pour l’instant, les débats de Dakar ont mis en évidence que le recours à l’outil HVI apparaît de plus en plus comme un facteur clé de leur compétitivité. Les gains attendus sont des gains à court terme et à plus long terme, à travers :
Une meilleure connaissance du produit pour mieux le vendre (« une description de plus en plus fine des cotons s’impose » selon M. Malloum Président de l’ACA). Une meilleure connaissance de son produit permet une position de négociation plus forte. Elle permet aussi de vendre avec une assurance qualité, permettant de se protéger contre les réclamations et d’obtenir des primes pour des caractéristiques non mesurées et non valorisées actuellement,
La construction d’une meilleure image de marque du vendeur (le fait de montrer qu’on se préoccupe de la qualité est un élément clé de marketing selon G. Estur de l’ICAC),
Un outil pour mieux produire , en utilisant les nombreuses données chiffrées obtenues pour agir au niveau de l’élaboration de la qualité du champ au port (stratégie qualité globale incluant les pratiques culturales et industrielles, traçabilité, est.)
La réalisation d’une unité de classement HVI ne se résume pas à l’achat d’une ou plusieurs chaînes de mesure. Il s’agit de réunir des conditions qui, faute d’être respectées, ne permettront pas une exploitation commerciale, comme cela a pu malheureusement se produire dans certains pays de la sous-région. Pour pouvoir retirer de l’investissement des gains significatifs, il est indispensable de réaliser des installations répondant aux normes internationales fournissant des résultats de qualité stables dans le temps. Ceci implique :
- Une étude sérieuse du contexte et des besoins,
- Une étude de conception,
- Des équipements de mesure fiables et reconnus internationalement
- Un équipement de conditionnement d’air répondant aux normes internationales,
- Une étude de la méthodologie de classement à appliquer pour obtenir la précision de résultats recherchée,
- Une formation du personnel à la technologie cotonnière et à l'organisation du travail de laboratoire (préparation, pré-conditionnement, organisation des équipes, analyses, stockage,…),
- Un suivi de la qualité des mesures et un appui sur le long terme pour son maintien

COTIMES capitalise une expérience reconnue dans le domaine de la technologie du coton qui lui permet, en partenariat avec le CIRAD, de proposer la réalisation de laboratoires de classement automatisés répondant aux critères ci-dessus évoqués.
  • Le nettoyage des déchets d'égrenage vers le haut
Les process d’égrenage génèrent des sous produits qui peuvent être valorisés après un traitement sommaire. C’est le cas des déchets de nettoyeurs de fibre (lint-cleaners), qui renferment une proportion non-négligeable de fibres de longueur variable qui peuvent être valorisées sur les marchés locaux ou sur le marché international. Une utilisation des déchets pour la fabrication d’emballages pour les balles de coton semble se développer en Afrique.

Cotimes détient l’expertise tant en ce qui concerne les processus de nettoyage de moyenne et grande capacité, que les procédés de fabrication des emballages.
  • Le respect de l'environnement vers le haut
L’industrie cotonnière, que ce soit l’égrenage, le délintage ou l’industrie textile génère des matières potentiellement nocives pour l’environnement et les hommes si elles sont mal contrôlées.

Le process d’égrenage utilise une grande quantité d’air pour le transport des matières. Il génère des déchets et libère des poussières, des fragments de fibre. Les déchets représentent des tonnages importants (jusqu’à 30 % du poids de coton-graine égrené selon le type de récolte). Ils doivent être utilisés, recyclés, d’une façon économiquement et écologiquement satisfaisante. En délintage chimique, les déchets et poussières générées sont acides et peuvent comporter des résidus de produits phytosanitaires. Leur nocivité est grande pour le personnel et l’environnement. De nombreuses usines ne disposent pas d’installations de dépoussiérages suffisamment performantes, ce qui présente des risques pour le personnel et l’environnement surtout en zone urbanisée.

Poussières minérales et végétales et effluents chimiques sont les dangers potentiels. Cotimes considère les aspects de protection de l’environnement comme très importants et comme devant être intégrés dans tout projet industriel quel que soit le pays ou la zone d’implantation.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
  • Ouvragesvers le haut
Cotton Ginners Handbook, USDA/ARS, Agricultural Handbook " 503, Décembre 1994 ; W.S. Anthony and W.D. Mayfield Managing Editors.

Cotton Contamination Survey, International Textile Manufacturers Federation (ITMF); Am Schanzengraben 29 Postfach, CH-8039 Zürich

  • Articlesvers le haut
DREAN J.-Y., RENNER M., CHANSELME J.-L., 1997. Que filerez-vous demain ? In : L’Industrie Textile, n°1291, octobre 1997.

CHANSELME J.-L., 2001. Ginning Cotton while preserving its quality. Cotton Ginning Breaking Session, ICAC 60th plenary meeting, Victoria Falls, Zimbabwe ; Sept. 16 - 21, 2001. Egrener le coton en préservant sa qualité.

CHANSELME J.L., 2002. Le délintage chimique des semences, facteur de développement des cultures cotonnières. Afrique Agriculture, n° 304, juin 2002.

CHANSELME J.L., 2003. Egrener le coton en Afrique, en maîtrisant les coûts et en préservant la qualité. Afrique Agriculture, n° 315, juin 2003.

BACHELIER B., CHANSELME J.L., 2004. Le laboratoire de caractérisation du coton en Afrique : un outil puissant de valorisation des productions, exigeant en technicité, de la conception à l’utilisation quotidienne. Afrique Agriculture, n° 326, juin 2004.

Expert Panel on Commercial Standardization of Instrument Testing of Cotton, 2004. CSITC, Andrew G. Mc Donald, LCA, in Proceedings of 27th International Cotton Conference, Bremen, March 24-27, 2004.

Communication présentée par Gérald Estur, statisticien du CCIC, lors de la Réunion Ministérielle de Concertation Régionale sur la filière coton dans la zone UEMOA le 18 juin 2003 à Ouagadougou.
http://www.icac.org/icac/cotton_info/speeches/estur/2003/uemoa.pdf

Communication présentée par Gérald Estur, statisticien du CCIC, lors du Séminaire technique de l’Association Cotonnière Africaine le 5 mars 2004 à Dakar, Sénégal.
http://www.icac.org/icac/cotton_info/speeches/estur/2004/aca_04.pdf
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Le siège Social de COTIMES SARL est en France dans le Languedoc Roussillon (Hérault34) plus exactement à : Saint Mathieu de Tréviers  F-34270  Chemin de Bassac
RC 451 968 713 APE 742 C NII: FR90 451 968 713 CNIL: 1038108 Phone: (33) 4 67 66 75 43
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